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Une histoire de famille ...

 En 2000, deux jeunes saint-rémois d’une vingtaine d’années, Anne et Gilles Brun, frère et sœur, décident d'ouvrir un moulin à huile à Saint-Rémy de Provence.

Issus d’une famille d’agriculteurs saint-rémoise depuis cinq générations, descendants de la branche du poète Frédéric Mistral, leur attachement au terroir a été le ferment d’une volonté plus forte que tous les obstacles qu'ils allaient pouvoir rencontrer.

Autour du Moulin, les diverses variétés traditionnelles des Alpilles ont été replantées :

 

Grossane
Olive d’origine française, fréquente dans les Bouches-du-Rhône. Sa productivité est moyenne et régulière. Très charnus et de belle taille (forme très ronde), ces fruits sont utilisés principalement pour la production d’olives noires et sont appréciés pour leur saveur particulièrement douce. La Grossane sert également dans la production d’huile d’olive, son rendement varie de 10 à 12 %.

Picholine
Cette variété est trouvée en prédominance dans la région du Gard et pour 5% dans les Alpilles. Très résistante au froid et à la sécheresse, son entrée en production est précoce et son mûrissement très tardif. Cette olive de forme pointue sert à la préparation d’olives de table vertes ainsi que pour l’huile d’olive.
L’extraction reste difficile et le rendement des fruits en huile est moyen : entre 14 et 18%.

 

Aglandau
Variété française ayant pour synonyme Blanquette, Béruguette, Verdale de Carpentras. Elle est auto-compatible et sa production, une année sur deux, est généralement moyenne. Sa principale destination est la fabrication de l’huile d’olive. Elle donne une huile d’excellente qualité qui se conserve très bien. Son rendement varie de 17 à 21%. Elle sert aussi pour la confiserie.

 

Salonenque
D’origine française, la Salonenque a une productivité élevée et constante. Elle est sensible au froid et à la sécheresse. Sa forme de poire et sa couleur jaunâtre la rendent très caractéristique. Au mois de septembre seuls les gros calibres sont cueillis pour la saison des olives cassées, et en novembre décembre pour l’huile. Son rendement varie entre 17 et 21% et confère à l’huile une certaine onctuosité.

Verdale des Bouches du Rhône
Variété française plus précisément du sud des Bouches-du-Rhône, elle reste très caractéristique avec ses nombreuses lenticelles. Cette variété résiste au froid.

 

Un renouveau ...

Après plus de 40 ans d’absence sur Saint-Rémy de Provence, l'activité oléicole renaît sur la commune avec le Moulin à huile du Calanquet. Son inauguration s'est faites le 8 février 2001 à l'aube du troisième millénaire.

Son nom est issu du très beau site où il s'élève, en pleine campagne saint-rémoise, à 4 kilomètres du centre ville, sur l’ancienne voie romaine. Il a pour origine le mot "calan", rocher ou il fait bon s’abriter du mistral.

L'histoire des Moulins de Saint-Rémy de Provence

Les grecs et les romains ont cultivé l’olivier sur le versant nord des Alpilles. Sur le site de Glanum (ville romaine située à 1 km au nord de l'actuel St Rémy) on trouve une grande dalle destinée à supporter une meule à olives, dans l'angle du « portique dorique » et les traces d'un pressoir sur le flanc ouest de la rue des thermes. Du moyen âge jusqu'à une époque moderne, la production d’huile est une production vivrière destinée à l’autoconsommation.

A Saint-Remy-de-Provence, l’activité des mouliniers est attestée à différentes époques. Il existe trois moulins en 1829 pour une production de 450 hectolitres dans l’année. Deux moulins employaient 24 ouvriers en 1888 et ont fonctionné jusqu’en 1956. Par ailleurs, le troisième moulin de l’impasse du « lapin blanc » (rue Hoche actuellement) fonctionnait encore au début du XXème siècle.

Mais les plantations d’oliviers, représentées par Van Gogh, ont subi des gels périodiques et, en particulier, ceux de 1889 et 1956. La production a décliné, passant de 800 quintaux d’olives en 1912 à 125 quintaux en 1930. Après le gel catastrophique de 1956, les derniers moulins sont devenus négociants en huile sur Saint-Remy-de-Provence et la région, puis ont cessé leur activité. En 1969, plus de 3000 oliviers sont déclarés en « régénération » et 400 en plantation.

La deuxième naissance de l'or vert à Saint-Rémy

En 2000, il est découvert à Saint Remy de Provence les vestiges d’un moulin à huile de plus de 2000 ans, situé au nord de la ville actuelle.

Plusieurs beaux moulins à huile du XVIème et XVIIIème siècle sont devenus, entre temps, des lieux culturels ou des boutiques de décoration réputés. Il n’y avait donc plus de possibilités de presser l’huile d’olive pour les producteurs d’olives du nord des Alpilles.

L'huile de baptême des Rois de France

Traditionnellement, l'Evêché de Reims recevait les revenus de la ville de Saint-Rémy-de-Provence, ce qui explique que la ville fournissait l'huile du sacre des rois de France. En effet, en 496, Saint Rémy baptise Clovis à Reims qui devient alors le premier Roi des Francs converti au christianisme. Il utilise pour le baptiser l’huile d’olive produite à Saint-Rémy-de-Provence. Cette tradition s’est poursuivie au fil des siècles jusqu’à la révolution française.