Une histoire de famille...
En 2000, deux jeunes saint-rémois d’une vingtaine d’années, Anne et Gilles Brun, frère et sœur, décident d'ouvrir un moulin à huile à Saint-Rémy de Provence.
Issus d’une famille d’agriculteurs saint-rémoise depuis cinq générations, descendants de la branche du poète Frédéric Mistral, leur attachement au terroir a été le ferment d’une volonté plus forte que tous les obstacles qu'ils allaient pouvoir rencontrer.
Autour du Moulin, les diverses variétés traditionnelles des Alpilles ont été replantées :
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Grossane |
Un renouveau ...
Après plus de 40 ans d’absence sur Saint-Rémy de Provence, l'activité oléicole renaît sur la commune avec le Moulin à huile du Calanquet. Son inauguration s'est faites le 8 février 2001 à l'aube du troisième millénaire.
Son nom est issu du très beau site où il s'élève, en pleine campagne saint-rémoise, à 4 kilomètres du centre ville, sur l’ancienne voie romaine. Il a pour origine le mot "calan", rocher ou il fait bon s’abriter du mistral.
L'histoire des Moulins de Saint-Rémy de Provence
Les grecs et les romains ont cultivé l’olivier sur le versant nord des Alpilles. Sur le site de Glanum (ville romaine située à 1 km au nord de l'actuel St Rémy) on trouve une grande dalle destinée à supporter une meule à olives, dans l'angle du « portique dorique » et les traces d'un pressoir sur le flanc ouest de la rue des thermes. Du moyen âge jusqu'à une époque moderne, la production d’huile est une production vivrière destinée à l’autoconsommation.
A Saint-Remy-de-Provence, l’activité des mouliniers est attestée à différentes époques. Il existe trois moulins en 1829 pour une production de 450 hectolitres dans l’année. Deux moulins employaient 24 ouvriers en 1888 et ont fonctionné jusqu’en 1956. Par ailleurs, le troisième moulin de l’impasse du « lapin blanc » (rue Hoche actuellement) fonctionnait encore au début du XXème siècle.
Mais les plantations d’oliviers, représentées par Van Gogh, ont subi des gels périodiques et, en particulier, ceux de 1889 et 1956. La production a décliné, passant de 800 quintaux d’olives en 1912 à 125 quintaux en 1930. Après le gel catastrophique de 1956, les derniers moulins sont devenus négociants en huile sur Saint-Remy-de-Provence et la région, puis ont cessé leur activité. En 1969, plus de 3000 oliviers sont déclarés en « régénération » et 400 en plantation.
La deuxième naissance de l'or vert à Saint-Rémy
En 2000, il est découvert à Saint Remy de Provence les vestiges d’un moulin à huile de plus de 2000 ans, situé au nord de la ville actuelle.
Plusieurs beaux moulins à huile du XVIème et XVIIIème siècle sont devenus, entre temps, des lieux culturels ou des boutiques de décoration réputés. Il n’y avait donc plus de possibilités de presser l’huile d’olive pour les producteurs d’olives du nord des Alpilles.
L'huile de baptême des Rois de France
Traditionnellement, l'Evêché de Reims recevait les revenus de la ville de Saint-Rémy-de-Provence, ce qui explique que la ville fournissait l'huile du sacre des rois de France. En effet, en 496, Saint Rémy baptise Clovis à Reims qui devient alors le premier Roi des Francs converti au christianisme. Il utilise pour le baptiser l’huile d’olive produite à Saint-Rémy-de-Provence. Cette tradition s’est poursuivie au fil des siècles jusqu’à la révolution française.





